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Plaine de Vie - Plaine de Boneffe - Collectif citoyen pour la sauvegarde de la Plaine de Boneffe

  Comité citoyen pour la sauvegarde de la plaine de Boneffe

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La nouvelle majorité de Ramillies veut-elle couper l’herbe sous le pied du Conseil d’État dans le dossier de la Plaine de Boneffe?

Vanneau huppé - Crédit photo: Fabienne Nicolas

Vanneau huppé – Crédit photo: Fabienne Nicolas

Citoyen(ne)s, nous avons besoin de vous ce mercredi 3 avril à 20h au conseil communal de Ramillies !

Voilà plus de dix ans que les associations Plaine de Vie et Natagora défendent la plaine de Boneffe en proie à un projet industriel éolien. Conscients des enjeux climato-environnementaux, nous nous efforçons à relever le débat par rapport à la planification de la production d’énergies renouvelables, sortant du manichéisme « pour ou contre » l’éolien. En effet, les motivations économiques ne peuvent prévaloir ni sur la biodiversité ni sur la santé publique. La défense de la plaine n’a pu être possible sans la participation active et le soutien de citoyens qui refusent une solution « clef sur porte » sans vision globale. Joignant l’action citoyenne, la commune de Ramillies a porté, pour la deuxième fois, un recours auprès du Conseil d’État (CE) qui doit encore prochainement statuer sur ce dossier. Cependant, la nouvelle majorité fraîchement élue semble vouloir jouer de son autorité pour empêcher le CE à remettre son avis. C’est pourquoi votre soutien est plus que nécessaire lors du Conseil Communal de Ramillies ce mercredi 3 avril à 20, au 48 avenue des déportés.

Pourquoi Plaine de Vie, Natagora et récemment la commune de Ramillies ont cru bon introduire ces recours et quels en ont été les résultats?

Avant d’être un projet de production d’énergie renouvelable, la construction d’un parc industriel éolien est un projet économique qui voit ses résultats financiers artificiellement dopés par les subsides publiques dont tout un chacun, qu’il le veuille ou non, y contribue. Ces mécanismes financiers utilisés pour subsidier cette industrie ont été confisqués des citoyens, puisque les certificats verts (CV) ne sont plus de vigueur pour ceux qui investissent dans l’installation de production personnelle. Pis, de nouvelles taxes sont en vue pour ceux qui tentent l’expérience. Ceci dénote bien d’un manque de cohérence des choix politiques antérieurs qui continuent à peser toujours plus lourd sur le portefeuille des citoyens. Par contre, il est toujours loisible pour les industriels de quémander des subsides en capital pour la création de nouveaux parcs éoliens et de réclamer des certificats verts pour la production sur un marché libéralisé de l’énergie. Outre ces aides publiques, Eneco, dans le cas d’espèce, construit son réseau autour de coquilles vides (des sociétés écrans) dont les bénéfices sont reversés à leur maison mère afin d’immuniser les produits financiers ainsi engrangés contre tout risque industriel (effondrement d’un mât, perte de rentabilité, pollution, astreintes pour nos respects des normes…), tout en jouant sur l’effet d’aubaine qu’offre notre système taxatoire inéquitable. Toute autre partie prenante à ce projet n’est pas moins attirée par cet appât du gain qu’elle ne voudrait le prétendre.

Ainsi, afin de maximiser sa profitabilité, le projet industriel éolien de la Plaine de Boneffe initialement visait à construire 17 mâts s’étendant sur toute la plaine, au mépris des considérations environnementales et sanitaires. Suite à une résistance perceptible des riverains et autres défenseurs de l’environnement, le projet s’est vu réduire à 12 mâts lors de la demande de permis.

Ensuite, au travers d’une contre-étude indépendante et entreprise bénévolement, le CE a reconnu l’impact significatif qu’un tel projet avait sur la biodiversité. En effet, l’avifaune y bénéficie d’un type de paysage particulier nécessaire à la nidification de rapaces rares, tel que le busard cendré dont la Wallonie ne compte plus que 3 couples, et d’oiseaux migrateurs protégés, tel que le vanneau huppé. Cette reconnaissance impose désormais au promoteur industriel d’inclure de mesures d’atténuation qui n’auraient pas été consenties si ces recours n’avaient pas été introduits.

En outre, grâce à ces recours, le ministre n’a octroyé le permis que pour 9 mâts éoliens au lieu des 12 demandés. À cela, s’ajoutent des règles strictes quant à la gestion du parc tout au long de sa vie et le suivi de l’impact sur l’avifaune. Ayant vu certaines de ces prescriptions déjà bafouées lors de l’exécution d’un précédent permis (par exemple, le démarrage de chantier en période de nidification), il est à craindre que ce permis soit le début d’une surexploitation de l’espace. En effet, une fois construit, rien n’empêche le promoteur d’étendre son parc, comme cela est le cas pour le parc éolien de Perwez qui ne cesse de grossir telle une tâche d’huile.

Bref, dans ce contexte, Plaine de Vie et Natagora maintiendront, quoi qu’il arrive lors du conseil communal (CC) de Ramillies, leur recours devant le CE. Vous pouvez montrer, par votre présence au CC de ce mercredi, que retirer la demande d’annulation du permis encore à l’étude auprès du Conseil d’État n’est pas un choix judicieux et que cela peut être perçu anti-démocratique puisque cela enlève une source d’information utile pour des prochains développements.

Venez manifester de votre présence votre position lors du conseil communal de Ramillies à 20h ce mercredi 3 avril et n’hésitez pas à interpeller vos relais politiques et élus locaux pour faire entendre votre voix !

Merci d’avance.